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Le chef de patrouille (Pierre Philippe)

On ne voit pas le scoutisme sous le même jour quand on est simple scout que lorsqu’on est chef d’où :


APERCUS DU SCOUTISME :

B.P. a dit : « nos scouts sont des garçons qui s’amusent royalement, se préparent à la vie, et deviennent des hommes ayant un idéal et des forces pour le réaliser ».

1er principe du scoutisme : attirer le garçon vers tout ce qui le fait agir par lui-même. Il faut développer son caractère (d’où la loi, promesse, idéal très haut placé…)

2ème principe : développer le garçon par le jeu. (Livre B.P. : successions, trucs, histoires… au fond, un trésor). Mais c’est un jeu qui forme.

Notre méthode, c’est un esprit, l’esprit scout, qui rend toutes choses gaies et originales.


POUR REALISER CES PRINCIPES :

La patrouille (petit groupe d’amis intimes, de frères). Et le chef de patrouille est le grand frère. « Ni sous-off. aboyeur, ni cornac blasé, ni bonne d’enfants tatillonne déguisée en chef, mais un grand frère qui mène parce qu’il sait et qu’on suit parce qu’on l’aime ». (S. Williamson) Il n’ordonne pas, il entraine. La patrouille, c’est l’unité… le CP, le chef base. D’où :


LA RESPONSABILITE formidable du CP (en tant que scout s’entend). Tu es responsable de tes garçons, dans les jeux, au camp (hygiène, nourriture, santé, etc…) dans les concours et examens, dans leur tenue, etc… Puisque tu es responsable, il faut que tu commandes. Mais on ne s’improvise pas chef. Il faut donc apprendre à commander, savoir t’imposer.

La première chose que tu dois acquérir, c’est l’amour du gosse. Le CP aime ses garçons, il pense souvent à eux. Il réfléchit, travaille pour eux. Il prépare ses programmes de sorties de patrouille et ses réunions (ne rien improviser ; prépare sur un petit carnet ce que tu diras et feras : premièrement cela te donnera de l’assurance, et deuxièmement tes scouts verront qu’ils ne perdent pas leur temps).

Il leur fait confiance, il est leur ami ; pour entraîner les autres, il faut y mettre son cœur. Donc commander en aimant. Et ce prestige, il faut l’acquérir dès le début. En te voyant, que tes scouts disent : « chic, c’est le CP, ça va marcher ». Don être le plus « fort » de la patrouille. Affirmer et ne pas laisser influencer Pierre et Paul. Mais ne pas s’entêter si on se trompe réellement et l’avouer. Ne rien ordonner avant d’avoir réfléchi aux conséquences. Savoir reconnaître quand c’est bien et le dire (rien n’encourage mieux).

Enfin, répéter souvent les mêmes choses, être patient et ne jamais croire qu’il suffit de demander une seule fois pour obtenir ce qu’on veut.

Pour être bon CP, il faut aussi organiser ta patrouille. Choisis ton second et forme le comme un second toi-même. Possède un carnet de patrouille personnel ou tu marqueras les présences, cotisations, adresses des scouts, et tout ce qui est relatif à leur vie scoute. Fais des conseils de patrouille ou tous ensemble vous règlerez la cuisine intérieure. Pour t’imposer, donne en toutes choses l’exemple.

Le chef est un miroir : s’il fait une bêtise, tôt ou tard ses scouts le répèteront, en pensant, souvent inconsciemment, que puisque le CP est un as, a fait telle chose, je peux bien me permettre de le faire aussi.

Le chef entraîne : il faut donc qu’il soit moralement supérieur à ses scouts. Avons-nous le droit de demander ce que nous ne faisons pas ? La loi scoute est-elle réservée aux seuls scouts ? Il faut se perfectionner soi-même. Rien ne vaut pour être bon chef qu’un cœur pur.

Profitons du souvenir de nos scouts pour devenir meilleur : « si mes scouts me voyaient… pour eux je serais dévoué, loyal et pur ».

Aie souvent recours aux grands moyens du chrétien. Prie pour tes scouts comme ta mère prie pour toi. Prie pour toi afin d’être le chef qu’il faut. Communie plus souvent dans ces sentiments. Nous avons besoin de nous unir au Christ-Jésus notre grand chef car notre tâche est une tâche d’apôtre.

Les garçons qu’on te confie sont à un âge critique : si quelque influence mauvaise les entraîne, toute leur vie peut-être sera mal orientée. A tout prix, il faut que ton influence soit bonne.

Ton idéal, c’est de faire le bonheur de ces garçons, c’est d’emmener tes frères scouts à Notre-Seigneur. Quelle joie si tu peux dire que tu as fait avancer, ne serait-ce que d’une semelle, tes scouts dans le sentiment de la Vérité. Souviens-toi de ta belle devise : servir.

« Je suis venu non pour être servi, mais pour servir ».


Pierre Philippe (A.S.M. 1ère Saint Cloud – 1925)